CAMEROUN

      Repères événementiels


             

    

 

1960 (1er janvier)

Proclamation de l’indépendance de la République du Cameroun.

1960 (21 février)

Référendum constitutionnel.

1960 (5 mai)

Election d’Ahmadou Ahidjo à la présidence de la République. Charles Assalé est nommé Premier ministre, Louis Kémayou Happi est élu président de l’Assemblée.

1960 (20 septembre)

Admission à l’ONU.

1961 11/12 février)

Plébiscite. Le Nord du Cameroun britannique rejoint la fédération du Nigéria ; le Sud opte pour le rattachement à l’Etat camerounais, les deux constituant une fédération.

1961 (14 août)

Adoption de la Constitution fédérale. Ahmadou Ahidjo est président, John Ngu Foncha (Cameroun méridional) vice-président.

1965 (23 mars)

Réélection d’Ahmadou Ahidjo à la présidence et de John Ngu Foncha à la vice-présidence.

1965 (13 mai)

Démission de John Ngu Foncha du poste de Premier ministre de l’Etat fédéré du Cameroun occidental. Il est remplacé par Augustin Ngomjua.

1965 (18 juin)

M. Ahanda devient Premier ministre du Cameroun oriental en remplacement de M. Assalé.

1965 (novembre)

Le Dr Simon Tchoungui devient Premier ministre du Cameroun oriental.

1966 (1er septembre)

Création de l’Union nationale camerounaise (UNC) regroupant les partis d’opposition (sauf l’Union des populations du Cameroun, UPC) et les formations dominantes de chacun des Etats : l’Union camerounaise (UC) du président Ahidjo et le Kameroun national democratic party (KNDP) du vice-président Foncha.

1967 (31 décembre)

M. Muna est nommé Premier ministre du Cameroun occidental.

1970 (28 mars)

Election présidentielle. Ahmadou Ahidjo est reconduit dans ses fonctions. M. Muna devient vice-président et reste Premier ministre.

1972 (20 mai)

Référendum pour l’Etat unitaire (99,97 % de oui).

1973 (18 mai)

Election de l’Assemblée nationale.

1973 (1er juillet)

Retrait de l’Organisation commune africaine, malgache et mauricienne (OCAM).

1973 (décembre)

Grève des étudiants.

1975 (5 avril)

Réélection d’Ahmadou Ahidjo à la présidence de la République.

1975 (30 juin)

Paul Biya est nommé au nouveau poste de Premier ministre.

1976 (juillet)

Mot d’ordre de grève générale lancée par l’UPC. Nombreuses arrestations.

1978 (28 mai)

Elections législatives.

1980 (5 avril)

Réélection d’Ahmadou Ahidjo.

1982 (4 novembre)

Démission d’Ahmadou Ahidjo.

1982 (6 novembre)

Paul Biya devient président de la République. Bello Bouba Maïgari est nommé Premier ministre.

1983 (29 mai)

Elections législatives.

1983 (22 août)

Découverte d’un complot.

1983 (23 août)

Luc Ayang devient Premier ministre.

1983 (27 août)

Ahmadou Ahidjo démissionne de la présidence de l’UNC.

1983 (14 septembre)

Paul Biya est élu président de l’UNC.

1984 (14 janvier)

Paul Biya est élu président de la République.

1984 (25 janvier)

Suppression du poste de Premier ministre.

1984 (28 février)

Condamnation à mort par contumace d’Ahmadou Ahidjo. Il est accusé de complot contre la sûreté de l’Etat.

1984 (6 avril)

Echec du coup d’Etat militaire du colonel Saleh Ibrahim.

1985 (21/24 mars)

L’UNC. devient le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

1988 (24 avril)

Réélection de Paul Biya.

1990 (5 décembre)

Loi instaurant le multipartisme.

1992 (1er mars)

Elections législatives pluralistes : 88 sièges pour l’UNDP, 68 sièges pour le parti d’opposition, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP).

1992 (9 avril)

Simon Achidi Achu est nommé Premier ministre.

1992 (11 octobre)

Paul Biya est réélu président (39,9 %) devant John Fru Ndi (35,9 %), candidat du Social democratic front (SDF). Les résultats sont contestés. Manifestations et incidents dans la région de Bamenda.

1992 (oct.-déc.)

Etat d’urgence dans la région de Bamenda.

1994 (janvier)

Conflit inter-ethnique entre Kotokos et Arabes Choa dans le nord du pays.

1994 (janvier)

Conflit frontalier avec le Nigéria.

1995 (décembre)

L'Assemblée Nationale débat sur la réforme de la Constitution, adoptée par la grande majorité. Mise en place d’un régime semi-présidentiel et d’un Parlement bicaméral avec un Sénat dont 30 % des membres seront nommés.

1996 (18 janvier) Promulgation de la loi constitutionnelle n°96/01 portant révision de la Constitution.

1996 (21 janvier)

Premières élections municipales pluralistes. Large victoire du RDPC avec 65 % des communes acquises.

1996 (10 février) Marche des Sawa à Douala pour protester contre la marginalisation des autochtones dans la désignation des maires d'arrondissement de ladite agglomération par le SDF.

1996 (27 février)

Un décret présidentiel érige une dizaine des plus grandes villes en communes "communes à régime spécial", dont la plupart avaient été gagnées par l'opposition. Celle-ci dénonce cette mesure comme contraire au titre de la Constitution.

1996 (mai)

Opération " villes mortes " lancée par l’opposition.

1996 (août)

Peter Mafany Musonge est nommé au poste de Premier ministre en remplacement de Simon Achidi Achu.

1997 (20 avril) Titus Edzoa, ancien Secrétaire général de la Présidence de la République et Ministre de la Santé, démissionne du gouvernement et annonce sa candidature pour l'élection présidentielle d'octobre.

1997 (17 mai)

Elections législatives. Le RDPC est très largement majoritaire, avec 116 sièges sur 180.

1997 (3 août)

Elections législatives partielles : le RPDC remporte les 7 sièges vacants.

1997 (12 octobre) Election présidentielle boycottée par le SDF, l'UNDP et l'UDC. Large victoire de Paul Biya (92,54%).
1997 (novembre) Ouverture des discussions entre le RDPC et le SDF pour l'instauration d'une démocratie apaisée au Cameroun. Elles seront interrompues quelques mois plus tard.
1997 (7 décembre) Formation d'un gouvernement ouvert à l'UNDP et à l'UPC-N.
1998 (14 février) Catastrophe de Nsam-Efoulan. Plus de 200 personnes calcinées officiellement.
1998 (20 mars) Mort brutale de l'Archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Zoa.
1998 (11 juin) La Cour de La Haye rend son arrêt sur la phase préliminaire de l'affaire Cameroun/Nigéria. La Cour se déclare compétente pour statuer sur le fond du litige.
1999 (22 février) Création du 159ème parti politique, le Congrès National Camerounais dont le président est Boniface Tameghi.
1999 (2 mars) Le président du Social Democratic Front (SDF) dénonce la « marginalisation » des anglophones.
1999 (11 avril)    . Décès de l’ancien vice-président anglophone de 1961 à 1970, John Ngu Foucha.
1999 (19 avril)  . John Fru Ndi est réélu à la présidence du SDF lors du 5ème congrès du parti.
1999 (27 avril)    Titus Edzoa, ancien secrétaire général à la présidence, est condamné à 15 ans de prison pour détournements de fonds publics.
1999 (9 mai)  
Le SDF accuse la gendarmerie de détention arbitraire sur la personne de maître François Fofié.
1999 (11 mai)         Un conseiller juridique du SDF arrêté pour délits de droit commun.
1999 (26 mai) Le Comité National de Gouvernance remet son premier rapport au gouvernement.
1999 (2 juin)     L’Union des Editeurs de la Presse Privée d’Afrique Centrale (UEPAC), demande la libération du directeur de publication du Front Indépendant, Peter William Mandio.
1999 (25 juin)    L’Institut Panos s’engage à soutenir les médias d’Afrique Centrale et préconise la « dépénalisation des délits de presse ». Le secrétaire général du ministère de la Communication, Hamadou Paul, déclare que les journalistes ne peuvent se placer au-dessus des lois.
Première audience du procès de 57 sécessionnistes anglophones.
1999 (2 août)    Des journalistes dénoncent le « verrouillage » de la presse par les autorités.
1999 (1er septembre)    Isaac Djemoun nommé aux Postes et télécommunications, Louis-Paul Motaze à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale.
1999 (5 septembre)   Le directeur général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale, Pierre Désiré Engo, est emprisonné pour détournements de fonds.
1999 (7 septembre)    L’ancien ministre des PTT, Mounchipou Sedon est inculpé de détournements de fonds.
1999 (15 septembre)    L’hebdomadaire en langue française Politiks, se transforme en quotidien et devient « Politiks matinal ».
1999 (22 octobre)    Le RDPC lance une campagne de lutte anti-corruption auprès des responsables régionaux du parti.
1999 (27 octobre)    Transparency International classe pour la seconde année consécutive le Cameroun comme n°1 des pays les plus corrompus du monde.
1999 (4 novembre)   La chefferie des Babété se choisit un nouveau roi de 6ans, Sob Ngoumbo Soumo junior qui succède ainsi à son père Soumo 1er décédé en Août.
1999 (11 novembre)    Reprise des travaux de la Commission Nationale Anti-corruption présidée par le premier ministre Peter Mafany Musonge. Cette commission a été créée en 1997.
1999 (16 novembre)    Grève des étudiants de Dschang, ils exigent l’amélioration de leurs conditions d’études.
2000 (6/7 décembre) Adoption des projets de loi proposés par M. Paul Biya sur le financement des partis et la création d'un observatoire national des élections (ONEL) très contestée par l'opposition.
2000 (8 décembre) Les élections municipales de janvier 2001 sont reportées d'un an.
2000 (12 décembre) John Fru Ndi dirigeant du parti d’opposition Social Democratic Front (SDF), installe son parti à Yaoundé.
2000 (20 décembre) Promulgation des lois sur l’ONEL et le financement des partis.
2001 (11 janvier) Grève des enseignants pour l’application du statut particulier des enseignants.
2001 (14 janvier) Manifestation des partis d’opposition pour revendiquer l’instauration d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
2001 (29 janvier)     Affrontements entre les confréries musulmanes Tidjanites et wahabites de Foumban, une quarantaine de blessés.
2001 (31 janvier)    Le gouvernement annonce vouloir réglementer le secteur des coopératives d’épargne et de crédits (COOPEC) en les soumettant à la tutelle du ministère des finances.
2001 (5 février)     Plusieurs militants du SDF arrêtés à Ebolowa.
2001 (26 février)     Découverte de 7000 faux agents de la fonction publique.
2001 (1er mars)     Woungly Massaga de l’UPC dénonce l’essoufflement de la démocratie.
2001 (20 mars) 6 sécessionnistes anglophones emprisonnés à Yaoundé depuis le 1er janvier 2000, ont été libérés sur l’ordre du tribunal militaire.
2001 (21 mars) Paul Biya ordonne l’ouverture d’une enquête sur le sort des 9 jeunes gens portés disparus depuis leur arrestation le 23 janvier dernier pour vol.
2001 (29 mars) Création à Douala d’une commission d’enquête « indépendante » sur le sort des « disparus » de Douala.
2001 (4 avril) Un colonel à la retraite Edouard Etondé Ekotto est nommé délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala par décret du président.
2001 (5 avril) Démission de Nicole Okala, présidente de l’Union Sociale Camerounaise (USC, parti d’opposition), parti qui a fusionné avec l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès en 1997.
2001 (9 avril)    Tentative de réconciliation des confréries musulmanes rivales par le sultan des Bamoun.
2001 (19 avril) Promulgation d’un premier code sur l’exploitation des ressources minières.
2001 (28 avril) Remaniement ministériel, sont concernés le ministre de l’économie et des finances Edouard Akame Mfoumon remplacé par Michel Meva’a Meboutou (ancien ministre de la justice), le ministre des transports, le ministre des relations extérieures Augustin Koutchou remplacé par François Xavier Goubeyou, Lucy Ngwanmesia ancienne du Contrôle supérieur de l’Etat. Amadou Ali passe de la défense à la justice, Laurent Esso récupère le ministère de la défense.
2001 (10 mai)     6 officiers de gendarmerie inculpés dans l’affaire des disparus de Douala.
2001 (22 mai)    Le gouverneur de Douala, Emmanuel Eban Otong, pris à partie dans l’affaire des disparus, est limogé par décret présidentiel ; il est remplacé par Gounokou Haounaye.
2001 (26 mai) L’UNPP appelle à l’accélération du processus de décentralisation.
2001 (3 juillet) L’ex-présidente de l’USC, Nicole Okala, annonce son adhésion au RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), parti au pouvoir.
2001 (7 juillet)     Ouverture du congrès extraordinaire du RDPC.
2001 (10 juillet)     Grève des transporteurs de carburant, pénurie à Douala.
2001 (13 juillet)     Levée de la grève.
2001 (26 juillet)    Le président, Paul Biya, signe 21 décrets pour réorganiser l’armée « dans la perspective de sa modernisation et de son rajeunissement ».
2001 (30 juillet)    
Les sécessionnistes anglophones forment un « gouvernement ». Fred Ebong Alobwede devient président de la République Fédérale et Démocratique du Southern Cameroon.
Le siège du journal Mutations est encerclé par des gendarmes.
2001 (3 août)  
Le directeur de publication de Mutations, Haman Mana, interpellé le 31 juillet, a été libéré pour avoir publié des décrets classés « secret défense ».
2001 (10 août)    Querelles au sein du SDF.
2001 (1er octobre) Les deux vice-présidents du SCNC, Martin Luma et Nfor Ngala Nfor, sont arrêtés.
2001 (10 octobre)    Enoch Kwayeb, ministre sous la présidence d’Ahmadou Ahidjo, est nommé président de l’ONEL par décret présidentiel, Mme Diana Acha Mofor est nommée vice-présidente.
2001 (26 octobre)   . Paul Biya nomme par décret Nicolas Amougou Noma, premier vice-président de l’assemblée au poste de délégué du gouvernement à Yaoundé (équivalent à un « super maire »). Il remplace Basile Emah
2001 (29 octobre)    Pierre Eloundou Mani, ancien ministre de Paul Biya, est nommé secrétaire général chargé de la gestion administrative et de la conservation des archives de l’ONEL.
2001 (5 novembre)   Les partis d’opposition s’élèvent contre l’appartenance des membres de l’ONEL au RDPC.
2001 (6 novembre)    Le Programme National de Gouvernance (PNG : organisme destiné à améliorer la gestion du pays par la lutte contre la corruption) rend publiques ses stratégies.
2001 (12 novembre)    L’ONEL réaffirme son indépendance et sa neutralité.
2001 (19 novembre)    Tous les membres du SCNC arrêtés le 1er octobre ont été libérés.
2001 (3 décembre)    L’ONEL favorable au report des élections municipales et législatives du fait de l’impréparation observée dans les structures administratives chargées des inscriptions et les états-majors des partis.
2001 (6 décembre)    Seconde prolongation du mandat des élus municipaux dans la perspective d’un report des élections (6 mois à compter du 22 janvier 2002).
2002 (2 mars)   
Peter William Mandio, directeur de publication du Front Indépendant, a été interpellé dans le cadre de l’affaire des 9 disparus de Douala.
2002 (15 mars) L’ONEL réclame la mise en place rapide de « Commissions de supervision » là où elles n’existent pas encore
2002 (9 avril) Le ministre de la culture Ferdinand Léopold Oyono, assure l’intérim de son collègue de l’administration territoriale (ministère de l’intérieur) Koungou Edima.
Suite en cours

Sources utilisées

Afrique contemporaine, revue trimestrielle (La documentation Française)
AFP Afrique : bulletin quotidien d'Afrique - Agence France Presse
Dossiers de presse du centre de documentation du CEAN

 


 

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