MALI

      Repères événementiels


             

    

 

1959 (17 janvier) Création de la Fédération du Mali, regroupant la République soudanaise et le Sénégal
1960 (20 juin) La Fédération du Mali devient un état indépendant dont la capitale est Dakar
1960 (20 août) Le Sénégal se retire
1960 (22 septembre) Proclamation à Bamako de l’indépendance de la République soudanaise sous le nom de Mali. Modibo Keïta est nommé président de la République. Adoption d’une Constitution
1960 (septembre) Le Congrès extraordinaire du parti au pouvoir, l’Union soudanaise-RDA (Rassemblement démocratique africain) opte pour un état socialiste
1962 (30 juin) Le Mali quitte la zone franc. Création du franc malien
1962 -1964 Rébellion touarègue
1964 (13 mai) Réélection de Mobido Keïta
1964 (5 juillet) Annonce de la mort de Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et Kassoum Touré, dirigeants du parti progressiste soudanais, en prison depuis 1962
1967 (22 août) Dissolution du bureau du parti US-RDA. Le Comité national de défense de la révolution (CNDR) assume les pleins pouvoirs
1968 (16 janvier) Dissolution de l’Assemblée nationale
1968 (19 novembre) Coup d’Etat militaire. Modibo Keïta est renversé par le lieutenant Moussa Traoré
Constitution du Comité militaire de libération nationale (CMLN)
1968 (22 novembre) Un gouvernement provisoire avec à sa tête le Capitaine Yoro Diakité est formé
1968 (6 décembre) Abrogation de la Constitution, remplacée par une Loi Fondamentale
1969 (19 septembre) Moussa Traoré remplace Yoro Diakité à la présidence
1974 -1975 Conflit frontalier avec le Burkina-Faso
1974 (2 juin) Référendum pour l’adoption d’une nouvelle Constitution
1976 (19 novembre) Création de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM)
1977 (16 mai) Mort en détention de Modibo Keïta
1977 (12 juillet) Ordonnance portant réorganisation territoriale et administrative
1977 (31 décembre) Le Colonel Moussa Traoré annonce la libération de tous les détenus politiques
1978 (28 février) Annonce de l’arrestation de membres du CMLN : Kissima Doukara, Karim Dembélé, Tiécoro Bakayoko
1979 (27-31 mars) Congrès constitutif de l’UDPM
1979 (19 juin) Elections présidentielles et législatives. Moussa Traoré est élu président de la République, Mady Sangaré est président de l’Assemblée nationale
1980 (8 mars) Manifestations d’étudiants
1982 (13 juin) Elections législatives (82 députés)
1984 (1 juin) Intégration dans l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) : le franc CFA. remplace le franc malien
1985 (9 juin) Elections présidentielle et législatives. Moussa Traoré est réélu président
1985 (décembre) Deuxième conflit frontalier avec le Burkina faso
1987 (28-31 mars) Deuxième congrès de l’UDPM. Moussa Traoré est reconduit dans ses fonctions de secrétaire général
1988 (26 juin) Elections législatives (82 députés)
1990 (18 octobre) Constitution d’un Comité national d’initiative démocratique (CNID) qui réclame l’instauration du multipartisme
1990 (oct.-déc.) Affrontements avec les Touareg
1991 (6 janvier) Conclusion d’un accord de paix avec les Touareg
1991 (janvier-mars) Agitation politique, sociale, étudiante (émeutes, manifestations, grèves)
1991 (26 mars) Coup d’Etat militaire. Les forces armées se constituent en Conseil de réconciliation nationale (CRN), sous la conduite du lieutenant-colonel Amadou Toumany Touré
1991 (30 mars) Création du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) après accord entre le CRN et les associations et organisations luttant pour la démocratie
1991 (31 mars) Dissolution du CRN. Amadou Toumany Touré est nommé président du CTSP
1991 (6 avril) Instauration du multipartisme
1991 (19 avril) Création d’un nouveau parti, le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP)
1992 (12 janvier) Adoption par référendum du projet constitutionnel instaurant le pluralisme politique et un système présidentiel
1992 (23 fév./9 mars) Elections législatives. Victoire de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA)
1992 (11 avril) Signature du Pacte national de paix avec les Touareg. Par la suite, nombreuses ruptures de cet accord
1992 (12/26 avril) Elections présidentielles. Alpha Oumar Konaré (de l’ADEMA) est élu
1992 (8 juin) Désignation de Younoussi Touré comme Premier ministre
1993 (avril) Violences étudiantes. Démission du gouvernement de Younoussi Touré
1993 (13 avril) Nomination d’Abdoulaye Sékou Sow au poste de Premier ministre
1993 (9 décembre) Echec d’une tentative de coup d’Etat
1994 (2 février) Démission d’Abdoulaye Sékou Sow
1994 (4 février) Ibrahima Boubacar Keita devient Premier ministre
1994 -1995 Affrontements avec les Touareg
1996 (février) Le HCR déclare que plus de 100 000 réfugiés touaregs maliens souhaitent rentrer dans leur pays. Les mouvements de retour prennent de l’ampleur, depuis que 37 000 personnes sont rentrées spontanément en 1995
1996 (29 mars) Cérémonie des flammes de la paix, 3000 armes des rebelles touaregs sont brûlées
1996 (4 octobre) 1435 ex-rebelles touaregs intègrent l’armée lors d’une cérémonie officielle
1997 (4 mars) Le président Alpha Oumar Konaré annonce la dissolution de l’Assemblée nationale, dont le mandat expire le 17 avril
1997 (21 avril) Décision d’annulation du premier tour des élections législatives (13 avril) par la Cour constitutionnelle
1997 (17 mai) Elections présidentielles. Alpha Oumar Konaré est réélu
1997 (30 mai) Report des élections municipales
1997 (20 juil.-3 août) Elections législatives. L'ADEMA remporte 130 sièges sur 147
1997 (13 septembre) Ibrahim Boubacar Keita est reconduit dans ses fonctions de Premier ministre
1999 (2 mai) Elections communales dans 4 régions du Mali
2000 (21 février) Suite à la démission de Ibrahim Boubacar Keita,  M. Mandé Sidibé, nommé Premier ministre, forme un nouveau gouvernement
2000 (23 juillet) Adoption par l'Assemblée nationale d'un projet de révision de la constitution
2000 (7 octobre) IVe conférence de l'ADEMA. Son président, Ibrahima Boubacar Keïta, démissionne
2000 (21 novembre) Alpha Oumar Konaré a présidé le lancement officiel de « la nouvelle politique de décentralisation » en présence des maires des 701 communes. Pour permettre aux communes de « s’auto-gérer », une Agence d’Investissement des Collectivités Locales (AICL) est créée
2000 (2 décembre) Création d’un haut Conseil National de Lutte contre le SIDA (HCNLCS) présidé par Alpha Oumar Konaré
2000 (29 décembre) Dans un souci de transparence pour les élections de 2002, Alpha Oumar Konaré a nommé le Général Kafangouna Koné délégué général aux élections, il est chargé d’assister la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI)
2001 (19 janvier) 37 partis politiques ont entamé, à Bamako, une table ronde en vue de l’organisation « d’élections propres » en 2002. La Convention pour la République et la Démocratie (CRD) a boycotté cette assemblée. Les textes adoptés lors de ce forum  doivent être soumis à un referendum au cours du premier semestre de 2001
2001 (23 janvier) 40 partis ont adopté « un pacte de bonne conduite » pour les élections de 2002 à l’issue de la table ronde du 19 janvier
2001 (11 février) Signature d’une « pacte républicain de bonne conduite électorale » par 30 partis politiques en vue des élections de 2002
2001 (17 février) Le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) appelle à voter « non » au referendum
2001 (28 février) 37 responsables quittent l’ADEMA et créent le mouvement « Alternative 2002 »
2001 (15 mars) Abderahamane Baba Touré, 73 ans, est élu président de la Cour Constitutionnelle
2001 (19 mars) Le parti d’opposition Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) met en cause les conditions d’organisation du recensement à caractère électoral (RACE) en vue de l’élection présidentielle et des législatives de 2002.
2001 (27 mars) Douze députés de l’Alliance pour la Démocratie du Mali (ADEMA, parti au pouvoir) rejoignent la dissidence regroupée au sein du mouvement politique « Alternative 2002 ».
2001 (10 avril) Une Autorité pour le Développement Intégré du Nord-Mali (ADIN) s’installe à Bamako en présence de membres du gouvernement, elle prend la relève du Commissariat au Nord créé en 1991 peu avant la fin de la rébellion touarègue. Abdoulaye Baloba Maïga est nommé directeur de l’ADIN.
2001 (26 avril) L’avocat Idrissa Traoré, 55 ans, ancien ministre et ex-bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali, annonce sa candidature aux élections présidentielles de 2002.
2001 (5 mai) Le Bloc pour la Démocratie et l’Intégration Africaine (BDIA, opposition) a annoncé au cours de son IIème congrès sa participation aux élections de 2002. Il avait boycotté les élections présidentielles et législatives de 1997.
2001 (14 mai) Retour à Bamako de l’ancien premier ministre Ibrahima Boubacar Keïta après 7 mois d’absence, dans la perspective des élections présidentielles de 2002.
2001 (24 juin) Remaniement ministériel : le ministère de la communication et celui des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières fusionnent avec à la tête Mme Bouaré Fily Sissokho ; Ousmane Issoufi Maïga, haut fonctionnaire de l’Economie, devient ministre de la Jeunesse et des Sports à la place de Adama Koné.
2001 (30 juin) L’ancien premier ministre Ibrahima Boubacar Keïta, démissionnaire de l’ADEMA, annonce la création d’un nouveau parti politique, le Rassemblement pour le Mali (RPM) composé essentiellement de dissidents de l’ADEMA.
2001 (4 septembre) Création du parti pour l’Indépendance, la Démocratie et la Solidarité (PIDS), par des dissidents de l’Union Soudanaise-RDA (US-RDA).
2001 (17 septembre) La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’engage à organiser des « élections propres » en 2002.
2001 (24 septembre) Ibrahim Bahanga, ex-chef rebelle Touareg, auteur de plusieurs attaques après la fin officielle de la rébellion touareg, dépose les armes définitivement.
2001 (17 octobre) Le RPM rejoint l’opposition parlementaire.
2001 (18 octobre) Le gouvernement adopte des projets de textes relatifs à la ratification de deux conventions contre le terrorisme et la criminalité, l’un de l’OUA, l’autre des Nations Unies.
Le gouvernement a décidé que le projet de révision de la Constitution adoptée en Juillet 2000 sera soumis à referendum le 23 décembre 2001. Cette révision prévoit l’amendement de la moitié de ses 122 articles.
2001 (30 octobre) IIème congrès du MPR qui voit Choguel Maïga reconduit à la tête du mouvement.
2001 (novembre) Epidémie de choléra à Djenné.
2001 (3 novembre) 4 membres de l’ADEMA se déclarent pour représenter le parti aux élections présidentielles : Mandé Sidibé, actuel premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, ministre de la défense, Soumaïla Cissé, ministre de l’équipement et brahim N’Diaye, maire du district de Bamako.
2001 (12 novembre) Me Drissa Traoré, ancien ministre et bâtonnier de l’ordre des avocats, annonce la création du Parti pour la Démocratie et l’Autosuffisance (PDA), 78ème parti du Mali.
2001 (20 novembre) Le président Konaré annonce sa décision de surseoir au referendum prévu le 23 décembre, organisé en vue d’une réforme constitutionnelle. La décision est approuvée par la classe politique.
2001 (31 décembre) Le président Alpha Oumar Konaré annonce la tenue des élections présidentielles avant les législatives en avril 2002.
2002 (13 janvier) 1er congrès du Rassemblement pour la République (RPM), parti de l’ancien premier ministre Ibrahima Boubacar Keïta. Ce dernier  y est désigné candidat pour les élections présidentielles d’avril 2002.
2002 (7 janvier) Le président, Alpha Oumar Konaré, nomme Mohamed Ag Moussa au poste de ministre de l’équipement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, en remplacement de Soumaïla Cissé candidat aux élections présidentielles.
2002 (16 janvier) Création d’un Haut Conseil Islamique du Mali ( HCIM) destiné à représenter les musulmans maliens face aux autorités.

Sources utilisées

Afrique contemporaine, revue trimestrielle (La documentation Française)
AFP Afrique : bulletin quotidien d'Afrique - Agence France Presse
Dossiers de presse du centre de documentation du CEAN

 


 

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