MAURITANIE

      Repères événementiels


             

    

 

1960 (28 novembre) Proclamation de l’indépendance. Mokhtar Ould Daddah devient chef de l’Etat.
1961 (20 mai) Promulgation de la Constitution. La Mauritanie se dote d’une Constitution de type présidentiel.
1961 (27 octobre) Entrée à l’ONU.
1961 (décembre) Création du Parti du peuple mauritanien (PPM). Mokhtar Ould Daddah en devient le secrétaire général.
1965 (12 janvier) Le PPM devient parti unique.
1966 (février) Conflit ethnique entre Noirs et Maures suite à l’ordonnance sur l’arabisation de l’enseignement.
1966 (7 août) Réélection de Mokhtar Ould Daddah à la présidence de la République.
1969-1973 Agitation étudiante et sociale.
1969 (septembre) Le Maroc reconnaît la Mauritanie.
1971 (21 juin) Mokhtar Ould Daddah est élu président de l’OUA.
1971 (9 août) Mokhtar Ould Daddah est réélu président de la République.
1971 (août) Grèves générales à MIFERMA (mines de fer).
1972 (11 mars) Création par le Sénégal, le Mali et la Mauritanie d’une Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).
1973 (29 juin) Sortie de la zone franc. Mise en circulation de la nouvelle monnaie, l’Ouguiya.
1973 (4 décembre) Devient membre de la Ligue arabe.
1974 (novembre) La MIFERMA est nationalisée ; elle est remplacée par la Société nationale industrielle et minière (SNIM).
1975 (14 novembre) Accord avec l’Espagne et le Maroc sur le Sahara occidental. Partage du territoire entre le Maroc (2/3)et la Mauritanie (1/3).
1975 (décembre) Attaques du Polisario (abréviation pour Front pour la libération de la Saguia El-Hamram et du Rio de Oro), mouvement armé pour la création d’un état sahraoui indépendant dans le Sahara occidental, contre la Mauritanie.
1976 (janvier) L’armée mauritanienne prend possession de la région de Dakhla qui lui revient du Sahara occidental. C’est la XIIIe région de la Mauritanie, renommée Tiris el-Gharbia.
1976 (8 août) Mokhtar Ould Daddah est réélu président de la République.
1977 (mai) Raid du Polisario à Zouerate. L’armée marocaine appuie l’armée mauritanienne.
1977 (décembre) Intervention de l’armée française contre le Polisario (Opération Lamantin).
1978 (10 juillet) Coup d’Etat militaire. Prise du pouvoir par un Comité militaire de redressement national (CMRN) dirigé par le lieutenant-colonel Mustapha Ould Saleck.
1978 (octobre) Cessez-le-feu entre le Polisario et la Mauritanie.
1979 (6 avril) Le Comité militaire de salut national (CMSN) remplace le CMRN et le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif qui en est le vice-président devient Premier ministre.
1979 (31 mai) Ahmed Ould Bouceif meurt dans un accident d’avion. Le lieutenant-colonel Mohamed Khouna Ould Haïdallah lui succède comme Premier ministre.
1979 (3 juin) Mohamed Mahmoud Ould Louly remplace Mustapha Ould Saleck, démissionnaire de la présidence du CMSN.
1979 (5 août) Accord d’Alger avec le Polisario. La Mauritanie renonce au Tiris el-Gharbia.
1980 (4 janvier) M. Louly est destitué par Ould Haïdallah.
1980 (15 décembre) Constitution d’un gouvernement civil sous la direction de Sid’Ahmed Ould Bneïjara.
1981 (16 mars) Echec de la tentative de coup d’Etat sous la conduite d’un parti d’opposition, l’Alliance pour une Mauritanie démocratique (AMD), soutenu par le Maroc. Rupture des relations diplomatiques avec le Maroc.
1981 (25 avril) Fin du gouvernement civil et nomination du lieutenant-colonel Maaouya Ould Sid’Ahmed comme Premier ministre.
1982 (février) Découverte d’un complot contre le chef de l’Etat impliquant l’ex-président Ould Saleck, l’ex-Premier ministre Ould Bneïjara, et un ex-ministre de l’Intérieur, Ould Mohamed Laghdaf.
1984 (février) Reconnaissance de la République arabe sahraouie.
1984 (12 décembre) Le colonel Maaouya Ould sid’Ahmed Taya remplace à la tête de l’Etat Ould Haïdallah.
1986 (19-26 déc.) Elections municipales dans les capitales régionales.
1987 (octobre) Un complot d’officiers noirs du FLAM (Forces de libération des africains en Mauritanie) est déjoué.
1989 (13 janvier) Premières élections dans 164 communes rurales.
1989 (avril) Affrontements raciaux sanglants au Sénégal et en Mauritanie. Expulsions massives de négro-africains vers le Sénégal et des mauritaniens vivant au Sénégal.
1989 (août) Rupture des relations diplomatiques avec le Sénégal.
1990 (7 décembre) Elections municipales.
1991 (12 juillet) Adoption par référendum de la nouvelle Constitution.
1991 (25 juillet) Lois autorisant la création de partis politiques sauf islamiques et instaurant la liberté de la presse.
1992 (24 janvier) Première élection présidentielle multipartite. Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya est élu président de la République (62,65 % des suffrages).
1992 (mars-avril) Elections législatives et sénatoriales.
1992 (18 avril) Le CMSN est dissous. Sidi Mohamed Ould Boubacar est nommé Premier ministre.
1992 (2 mai) Réouverture de la frontière sénégalo-mauritanienne.
1994 (5 janvier) La Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) est la première centrale syndicale indépendante à être officiellement reconnue.
1994 (30 janvier) Elections municipales.
1994 (16 avril) Le Parti républicain démocratique et social (PRDS) au pouvoir remporte 16 sièges sur 17 au Sénat. Avec un siège, l’Union des forces démocratiques (UFD), parti d’opposition, fait son entrée au Sénat.
1995 (22 janvier) Violentes manifestations contre la hausse du prix du pain. Dirigeants et militants de l’opposition sont interpellés.
1996 (2 janvier) Sidi Mohamed Ould Boubacar est démis de ses fonctions. Il est remplacé par Cheik El Avia Ould Mohamed Khouna au poste de Premier ministre.
1996 (6 janvier) Sidi Mohamed Ould Boubacar est élu secrétaire général du PRDS.
1996 (13 avril) Elections pour le renouvellement du tiers du Sénat : le PRDS au pouvoir l’emporte.
1996 (11oct.-19 oct.) Elections législatives : le PRDS remporte 70 des 79 sièges.
1996 (23 octobre) Le Premier ministre Cheik El Avia Ould Mohamed Khouna est reconduit dans ses fonctions.
1997 (28 février) 5 partis d’opposition, dont l’Union des forces démocratiques (UFD) d’Ahmed Ould Daddah et l’AC, créent un front uni de l’opposition.
1997 (12 décembre) Elections présidentielles. Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya est réélu avec 90,25 % des voix.
1997 (17 décembre) Mohamed Lemine Ould Guig est nommé Premier ministre.
1998 (16 novembre) Mohamed Lemine Ould Guig, limogé, est remplacé par Cheik El Avia Ould Mohamed Khouna.
1999 (29 janvier) Elections municipales. Le PRDS remporte 191 communes sur 208.
2000 (7 juin) Tension entre la Mauritanie et le Sénégal à propos des Vallées fossiles. La Mauritanie dénonce la "volonté hégémonique" du Sénégal et ses "intentions hostiles".
2000 (17 août) Création du Rassemblement des patriotes démocrates (RPD), parti d'opposition.
2000 (28 octobre) Dissolution du parti de l'Union des Forces Démocratiques (UFD-Ere nouvelle) d'Ahmed ould Daddah.
2000 (1er novembre)   Lancement d’une opération de recensement général de la population, d’une durée prévue de 15 jours. Le dernier recensement remonte à 1988.
2000 (12 novembre)     L’UFD-ère nouvelle devient l’Union des Forces du Progrès (UFP).
2000 (3 décembre)  Le mode de scrutin proportionnel est accepté par le Front des Partis d’Opposition.
2000 (9 décembre)     Arrestation de l’opposant Ahmed Ould Daddah.
2000 (10 décembre)     L’UFD-EN (parti dissous) dénonce l’arrestation de son leader.
2000 (12 décembre)     L’opposant Ahmed Ould Daddah est remis en liberté.
2000 (13 décembre)     Annonce d’élections municipales anticipées en Octobre 2001 au lieu de janvier 2003.
2000 (14 décembre)     Le mode de scrutin proportionnel est adopté pour les élections législatives dans trois grandes villes : Nouakchott, Nouadhibou et Sélibaby.
2000 (17 décembre) L’hebdomadaire indépendant « Al-Alam » interdit de paraître par le ministère de l’intérieur.
2001 (15 janvier)     L’UFD (parti dissous) dénonce « l’instrumentalisation de la justice » après confirmation par la Cour suprême de la dissolution du parti pour « incitation à la violence ».
2001 (29 janvier)     Remaniement ministériel décidé par le président Maaouya Ould Taya, sept changements observés (ministères des affaires étrangères, santé, équipement, hydraulique, éducation, secrétaires d’Etat chargés des nouvelles technologies et de l’alphabétisation) ainsi que du gouverneur de la banque centrale.
2001 (8 mars)   Début du recensement des populations nomades.
2001 (9 avril)    Le gouvernement reconnaît six nouveaux partis politiques : Libéraux Démocrates Mauritaniens, la Troisième Génération, l’Alliance Démocratique, le Parti Travailliste Mauritanien, le Parti Mauritanien du renouveau et l’Alliance pour la Justice et la Démocratie.
2001 (10 avril)   Abdallahi Ould Ely Salem nommé président du Conseil Constitutionnel pour 9 ans par décret présidentiel, il remplace Didi Ould Bounama.
2001 (12 avril) La FIDH proteste contre l’arrestation d’opposants mauritaniens.
2001 (10 mai)  Ajournement au 27 mai du procès de l’opposant Mohamed Lemine Chbih Ould Cheikh Malaïnine.
2001 (13 mai)    4 ministres changent de portefeuille (ministère de la justice, de l’éducation, du développement rural et de l’intérieur).
2001 (28 mai)    Nouveau report du procès de Cheikh Malaïnine au 3 juin.
2001 (31 mai)   Des partisans d’Ould Daddah introduisent un dossier pour la création d’une nouvelle formation politique.
2001 (19 juin) Révision des listes électorales en vue des élections parlementaires et communales d’octobre 2001.
2001 (27 juin)   Un nouveau syndicat de journalistes « Association des journalistes indépendants de Mauritanie » (AJIM) dont le président est Jedna Ould Deida.
Censure du journal l’Eveil Hebdo.
2001 (28 juin)    Création d’un « Comité pour la libération immédiate » de l’opposant Malaïnine condamné le 14 juin à 5 ans de prison pour sédition.
2001 (3 juillet)     Création d’une communauté urbaine de Nouakchott (sorte de conseil municipal de la capitale) scindée en 9 communes.
2001 (7 juillet)     Lancement d’un programme décennal pour l’éducation.
2001 (11 juillet)     Création du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) par les anciens amis d’Ould Daddah.
2001 (16 juillet)     Le ministère de l’éducation confié au premier ministre Cheikh El-Avia Ould Mohamed Khouna.
2001 (17 juillet)     Retour d’Ould Daddah à Nouakchott après 23 ans d’exil.
2001 (8 août)    Création d’un nouveau parti : le Parti de la Renaissance Nationale (PRN) dirigé par l’universitaire Mohamed Ould Abdellahi Ould Eyyé (31ème parti).
2001 (21 août)   L’Alliance Populaire Progressiste (APP, opposition) décide de boycotter les élections municipales et parlementaires prévues en octobre suite à un refus du gouvernement de reporter ces élections.
2001 (31 août)     551 listes déposées pour les municipales du 19 octobre.
2001 (19 septembre) 165 listes de candidature pour les législatives du 19 octobre.
2001 (26 octobre)     Le président Ould Taya rejette l’idée de former un gouvernement de coalition avec l’opposition.
2001 (27 octobre)     Les élections confortent le PRDS au pouvoir.
2001 (28 octobre)     Le PRDS contraint à « une cohabitation municipale » avec les partis d’opposition à Nouakchott (sur 37 sièges, 24 appartiennent à l’opposition avec le PRDS parti majoritaire).
2001 (30 octobre)   4 partis d’opposition à l’Assemblée constituent un groupe parlementaire (RFD, AC, UFP et FP).
2001 (31 octobre)     Louleid Ould Weddad nommé à la tête du PRDS.
2001 (5 novembre) Nouveau gouvernement, les principaux ministres sont maintenus.
2001 (22 novembre) L’opposition boycotte l’installation de la Communauté Urbaine de Nouakchott.
2001 (27 novembre) Election du bureau de la Communauté Urbaine de Nouakchott, le président est Didi Ould Bounaâma.
2001 (8 décembre)     L’opposant Ould Daddah intègre le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD).
2002 (2janvier) Le gouvernement interdit le parti AC.
2002 (7 janvier) Projet de loi pour introduire une dose de proportionnelle dans le renouvellement du tiers des sénateurs de Nouakchott. L’opposition pourra ainsi faire son entrée au Sénat.
2002 (18 janvier) Ould Daddah élu président du RFD.
2002 (3 février)    
Le président Ould Taya nomme Diallo Abou Moussa secrétaire général du gouvernement en remplacement de Ba Siléye.
2002 (12 mars) Recours devant la Cour Suprême contre la dissolution d’AC. Rejet de la Cour.
7 partis politiques ont officiellement déposé leurs listes pour les élections sénatoriales.
2002 (19 mars) 29 listes de candidats sur 31 sont acceptées pour les élections sénatoriales du 12 avril.
2002 (12 avril) Elections sénatoriales, le PRDS remporte largement les élections (16 sièges sur 18).
2002 (3 mai) La police confirme l’arrestation pour diffamation de Boubacar Ould Messaoud, président de SOS-Esclaves.
La RADDHO dénonce les « arrestations arbitraires » et « tortures » pratiquées en Mauritanie. Elle exige la libération de Boubacar Ould Messaoud.
2002 (4 mai) Appel à la suppression de l’article 11 de l’ordonnance relative à la liberté de presse et d’expression.
Libération de Boubou Ould Messaoud.
2002 (13 mai)   Le Sénat élit son nouveau bureau, le président est Boubou Farba Dieng.

Suite en cours

Sources utilisées

Afrique contemporaine, revue trimestrielle (La documentation Française)
AFP Afrique : bulletin quotidien d'Afrique - Agence France Presse
Dossiers de presse du centre de documentation du CEAN

 


 

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