SENEGAL

      Repères événementiels


             

    

 

1959 (4 avril) Constitution officielle de la Fédération du Mali, regroupant le Sénégal et la République soudanaise.
1960 (20 juin) La Fédération du Mali devient un état indépendant dont la capitale est Dakar.
1960 (20 août) Eclatement de la Fédération du Mali. Le Sénégal se retire.
1960 (25 août) Promulgation de la Constitution. Elle établit un régime parlementaire. Léopold Sédar Senghor est président de la République, Mamadou Dia est président du Conseil.
1962 (11 décembre) Tentative de coup d’Etat. Mamadou Dia est arrêté.
1963 (7 mars) Adoption par référendum de la nouvelle Constitution. Elle établit un régime présidentiel.
1966 (14 juin) Fusion de l’Union progressiste sénégalaise (UPS), parti gouvernemental, et du Parti du rassemblement africain (PRA), seul parti d’opposition légal.
1967 (20 juin) Révision constitutionnelle.
1968 (25 février) Elections présidentielle et législatives. Léopold Sédar Senghor est réélu président de la République.
1968 (mai) Manifestations étudiantes.
1969 (avril-juin) Grève des étudiants, agitation sociale. Etat d’urgence proclamé le 11 juin.
1970 (26 février) Révision constitutionnelle. Création d’un poste de Premier ministre confié à Abdou Diouf.
1973 (28 janvier) Réélection de Léopold Sédar Senghor.
1973 (4 avril) Abdou Diouf est reconduit dans ses fonctions de Premier ministre.
1974 (juillet) Formation d’un nouveau parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS).
1976 (27/29 décembre) Congrès extraordinaire de l’UPS qui devient Parti socialiste (PS).
1978 (26 février) Elections présidentielle, législatives et municipales. Léopold Sédar Senghor est réélu. Victoire du PS. Abdou Diouf est reconduit.
1980 (31 décembre) Démission de Léopold Sédar Senghor. Abdou Diouf devient de plein droit chef de l’Etat. Il nomme Habib Thiam Premier ministre.
1981 (24 avril) Retour au multipartisme sans restrictions.
1981 (31 juillet) Intervention de l’armée sénégalaise en Gambie pour soutenir le président renversé par un coup d’Etat.
1982 (1er février) Entrée en vigueur de la confédération de Sénégambie.
1982 (26 décembre) Manifestation des indépendantistes en Casamance.
1983 (27 février) Elections présidentielle et législatives. Abdou Diouf est élu. Le PS obtient 109 sièges sur 120 à l’Assemblée nationale. Habib Thiam est président de l’Assemblée nationale.
1983 (29 avril) Le poste de Premier ministre est supprimé.
1984 (12 avril) Daouda Son est élu président de l’Assemblée nationale en remplacement d’ Habib Thiam, démissionnaire.
1987 (février) Agitation étudiante.
1988 (28 février) Elections présidentielle et législatives. Réélection d’ Abdou Diouf. Manifestations de l’opposition. L’état d’urgence est proclamé, le leader de l’opposition, Me Abdoulaye Wade arrêté.
1989 (avril/mai) Incidents frontaliers inter-ethniques entre le Sénégal et la Mauritanie. Quelques jours plus tard, pillage des commerçants mauritaniens à Dakar. En réaction, manifestations de violence contre les Sénégalais à Nouakchott. Rapatriement des émigrés des deux pays.
1989 (25 août) Dissolution de la Confédération de Sénégambie.
1990 (juil./août) Affrontements entre l’armée et les séparatistes de la Casamance.
1991 (20 novembre) Nouveau code électoral.
1991 (7 avril) Rétablissement du poste de Premier ministre qui revient à Habib Thiam.
1991 (31 mai) Accord de cessez-le-feu entre le gouvernement sénégalais et les séparatistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
1992 (23 avril) Reprise des relations diplomatiques entre le Sénégal et la Mauritanie.
1992 (juil.)-1993 Affrontements, troubles en Casamance.
1993 (21 février) Election présidentielle. Réélection d’Abdou Diouf (58,4 %) face à Abdoulaye Wade (32,03 %).
1993 (9 mai) Elections législatives. Le PS obtient 84 sièges sur 120.
1993 (15 mai) Assassinat de Babacar Seye, vice-président du Conseil constitutionnel.
1993 (8 juillet) Nouvel accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les séparatistes de Casamance.
1994 (20 janvier) Loi d’habilitation donnant au président les pleins pouvoirs dans le domaine économique après la dévaluation du franc CFA.
1995 Troubles en Casamance.
1995 (octobre) Offensive de l’armée en Basse-Casamance.
1996 (8 janvier) Ouverture des premiers pourparlers de paix entre les indépendantistes casamançais et des représentants de la commission nationale pour la paix.
1996 (1er février) Adoption des lois sur la régionalisation.
1996 (24-29 nov.) Elections régionales et municipales. Large victoire du Parti socialiste au pouvoir.
1997 (mars) Nouveaux accrochages dans le Sud de la Casamance.
1998 (24 mai) Elections législatives. Le parti socialiste obtient la majorité absolue (93 sièges sur 140).
1998 (juin) Des troupes sénégalaises interviennent en Guinée-Bissau pour mater la mutinerie.
1999 (26 décembre) Accord de cessez-le-feu en Casamance, aux négociations de paix de Banjul, entre le gouvernement sénégalais et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
2000 (27 fév.-19 mars) Election présidentielle. M. Abdoulaye Wade, du Parti démocratique sénégalais (PDS), est élu au second tour avec 58,5 % des suffrages.
2000 (29 mai) Le gouvernement renonce au retrait de 2400 soldats en Casamance.
2000 (2 novembre) Nomination d’un ministre délégué chargé de la Petite Enfance (Mme Awa Guèye Kébé) par décret présidentiel.
2000 (9 novembre) Modification de la loi pour inciter les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales. « Les commissions d’inscription fixes peuvent être transformées en commissions itinérantes ».
2000 (10 novembre) Annonce d’un référendum constitutionnel le 7 janvier 2001.
2000 (24 novembre) Le ministre de l’urbanisme et de l’habitat, Amath Dansokho, limogé par le président Wade. Il est remplacé par Cheikh Sadibou Fall, président du groupe parlementaire « démocratie, liberté et progrès » (DLP).
2000 (30 novembre) Première rencontre entre le gouvernement et le mouvement séparatiste (MFDC) prévue le 16 décembre à Zinguinchor.
2000 (5 décembre) Le président menace « les ennemis de la paix en Casamance » de poursuites pour « toute atteinte(…) à l’unité nationale par la propagande, la diffusion ou l’amplification de propos séparatistes ».
Ouverture d’un séminaire pour la mise en place « d’une coalition nationale de lutte contre la corruption ».
2000 (9 décembre) Sénat et Conseil Economique et Social sont supprimés dans le projet de constitution.
2000 (10 décembre) Le président Wade déclare que la liberté de la presse doit avoir des « limites ».
2000 (26 décembre) Le Parti Africain de l’Indépendance (PAI, marxiste) de Majhemout Diop appelle à voter non au référendum.
2001 (10 janvier) L’ancien président du Conseil de gouvernement (entre 1958 et 1962), Mamadou Dia désapprouve la nouvelle constitution car elle instaure un régime présidentiel.
2001 (15 janvier) Le président Wade décide de dissoudre l’Assemblée nationale (dominée par le PS) le 5 février et d’organiser des élections législatives le 29 avril.
2001 (20 janvier) Le président Wade estime que la Casamance a signifié son refus d’indépendance en votant « oui » au référendum sur la nouvelle constitution.
2001 (22 janvier) Révision des listes électorales en prévision des législatives.
2001 (5 février) Le professeur Libasse Diop est nommé ministre de l’enseignement supérieur alors que les étudiants sont toujours en grève.
2001 (6 février) Le président Wade retire son projet d’indemnisation des députés et sénateurs après la dissolution.
2001 (10 février) Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar reprennent les cours après un mois de grève, ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et d’études.
2001 (12 février) Le chef du MFDC destitue plusieurs responsables de son mouvement.
2001 (14 février) Le MFDC envisage une autonomie élargie pour la région.
2001 (4 mars) Le président Wade nomme Mme Mame Modior Boye premier ministre pour la période de transition.
2001 (9 mars) L’Alliance des Forces de Progrès (AFP, socialiste) de l’ex-premier ministre Moustapha Niasse devient un parti d’opposition.
2001 (13 mars) Le président Wade envisage la création d’un Conseil de la République pour remplacer le Sénat et le Conseil Economique et Social.
2001 (22 mars) 25 formations politiques sont déclarées recevables pour les élections législatives anticipées.
2001 (23 mars) Rencontre entre le gouvernement et la rébellion pour « finaliser » l’accord de paix signé le 16 mars.
2001 (26 mars) La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme, RADDHO, annonce son intention d’envoyer des observateurs aux élections législatives.
2001 (27 mars) Pour la première fois au Sénégal, les Verts se présentent aux élections.
2001 (20 avril)    
L’ancien président du Sénat, Abdoulaye Diack, entendu dans le cadre d’une enquête sur les détournements de fonds publics sous l’ancien régime socialiste.
2001 (30 avril)    L’ONEL annonce que les élections se sont déroulées avec « transparence et régularité ».
2001 (12 mai)  Victoire officielle de la coalition Sopi aux élections législatives, nomination d’un nouveau gouvernement dominé par le PDS (9 nouveaux ministres).
2001 (15 mai) 10 partis d’opposition créent un « cadre permanent de concertation » (CPC) pour « renforcer leur unité et organiser la défense des valeurs et institutions républicaines du Sénégal ».
2001 (25 mai) Abdoulaye Diop nommé ministre de l’économie et des finances en remplacement de Mamadou Seck démissionnaire à la suite de révélations.
2001 (9 juillet) Poursuite des combats entre factions rivales du MFDC.
2001 (2 août) Limogeage du ministre de la culture Mamadou Makalou remplacé par Amadou Tidiane Wone.
2001 (6 août) 25 partis ont créé une structure de soutien à l’action du président Wade : Convergence des Actions autour du Président en perspective du 21ème siècle ( CAP 21).
2001 (10 août) Mise à l’écart du leader historique du MFDC l’abbé Augustin Diamacoune, remplacé par Jean-Marie François Biagui à l’issue de la réunion à Banjul.
2001 (24 septembre) Le président Wade se dit favorable à l’éducation religieuse à l’école.
2001 (9 novembre) Le gouvernement reporte les élections régionales, municipales et rurales prévues en novembre, au 28 avril au 12 mai 2002.
2001 (16 novembre) Nouveau « bureau exécutif » pour le MFDC.
2001 (23 novembre) Refus de l’Assemblée de prolonger les mandats arrivés à expiration. L’amendement Moussa Sy adopté (créations de délégations spéciales pour expédier les affaires courantes des collectivités). L’opposition s’insurge.
2001 (5 décembre) Création du « Quotidien de la République » édité par la présidence.
2002 (14 janvier) Cheikh Diop élu secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal-Forces du Changement (CNTS-FC née de la scission de la CNTS).
2002 (16 janvier) Rencontre entre le gouvernement et la rébellion en Casamance.
2002 (23 janvier) Le gouvernement lance « un plan national d’action » pour éradiquer l’excision.
2002 (1er février) Nouveau journal satirique « Vive la République ».
2002 (15 février) Le président Wade décide la création d’une Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) à la place de l’ONEL.
2002 (3 mai) Le CPC estime que le fichier électoral n’est pas « fiable », il remet en cause la transparence des élections.
2002 (13 mai) La CAP 21 gagne les élections dans la région de Dakar mais perd dans plusieurs autres métropoles régionales. Le Rassemblement des Ecologistes du Sénégal (Verts) emporte 2 mairies (Gorée et Ngor) ainsi qu’une cinquantaine de sièges.
Suite en cours

Sources utilisées

Afrique contemporaine, revue trimestrielle (La documentation Française)
AFP Afrique : bulletin quotidien d'Afrique - Agence France Presse
Dossiers de presse du centre de documentation du CEAN

 


 

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